Éducation
Guinée
Rentrée scolaire 2026-2027 : l’intersyndicale menace de bloquer l’ouverture des classes
A
Admin Katrouma
03 Aug 2026 à 20:42
À quelques semaines de la reprise des classes, la tension monte dans le secteur éducatif guinéen. L’intersyndicale de l’éducation conditionne l’ouverture normale des établissements scolaires à l’intégration des 4 500 enseignants contractuels non retenus à la Fonction publique. Réunis à Conakry, les syndicats et les concernés ont appelé les autorités à accélérer la signature de leur arrêté d’engagement, faute de quoi une grève générale et illimitée pourrait être déclenchée.
La rentrée scolaire prochaine s’annonce déjà sous haute tension. Réunis samedi à la Bourse du Travail de Conakry, les enseignants contractuels non retenus ont fait le point sur l’évolution de leur dossier d’intégration à la Fonction publique et réaffirmé leur détermination à obtenir une issue favorable avant la reprise des cours. Soutenus par l’intersyndicale de l’éducation, les responsables du mouvement estiment que les 4 500 enseignants concernés ont déjà rempli les conditions nécessaires, notamment après avoir servi plusieurs années dans les écoles publiques et participé au concours spécifique de pratiques de classe.
Prenant la parole devant plusieurs centaines d’enseignants venus de différentes préfectures, le coordinateur du collectif des enseignants contractuels non retenus, Diaka Sow, a lancé un appel solennel au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, tout en interpellant les organisations syndicales sur l’urgence de la situation. « Si notre arrêté d’engagement n’est pas signé pendant ces vacances, nous allons faire recours à l’intersyndicale de l’éducation. À défaut, nous serons dans l’obligation de déclencher une grève générale et illimitée. Tant qu’il n’y a pas d’arrêté d’engagement, il n’y aura pas de cours », a-t-il averti.
Du côté syndical, les responsables se veulent à la fois rassurants et fermes. Mohamed Bangoura, responsable de la communication du SLECG des contractuels communaux, affirme que le traitement administratif des dossiers est largement avancé. Selon lui, les vérifications en cours visent essentiellement à garantir qu’aucun bénéficiaire ne soit oublié dans le processus d’intégration. Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a pour sa part renouvelé le soutien de l’intersyndicale aux enseignants contractuels. Il estime que ces derniers ont déjà démontré leurs compétences sur le terrain et doivent être prioritaires avant tout nouveau recrutement.
« L’école guinéenne est malade. Elle manque d’enseignants et souffre de la faiblesse des apprentissages », a-t-il déclaré, appelant à renforcer rapidement les effectifs dans les établissements publics. Même position du côté d’Alpha Gassime Barry, secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), qui considère le dossier des contractuels comme une priorité. Il a salué les avancées enregistrées grâce à la commission mise en place pour examiner les dossiers.
Alors que les négociations se poursuivent avec les autorités, les enseignants contractuels maintiennent leur exigence : obtenir leur arrêté d’engagement avant la rentrée scolaire. Pour les syndicats, l’enjeu dépasse leur seule situation administrative et touche directement à la stabilité du système éducatif guinéen. À défaut d’une décision favorable dans les prochaines semaines, le spectre d’un mouvement de grève plane déjà sur la prochaine rentrée scolaire.
Fodé Camara
La rentrée scolaire prochaine s’annonce déjà sous haute tension. Réunis samedi à la Bourse du Travail de Conakry, les enseignants contractuels non retenus ont fait le point sur l’évolution de leur dossier d’intégration à la Fonction publique et réaffirmé leur détermination à obtenir une issue favorable avant la reprise des cours. Soutenus par l’intersyndicale de l’éducation, les responsables du mouvement estiment que les 4 500 enseignants concernés ont déjà rempli les conditions nécessaires, notamment après avoir servi plusieurs années dans les écoles publiques et participé au concours spécifique de pratiques de classe.
Prenant la parole devant plusieurs centaines d’enseignants venus de différentes préfectures, le coordinateur du collectif des enseignants contractuels non retenus, Diaka Sow, a lancé un appel solennel au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, tout en interpellant les organisations syndicales sur l’urgence de la situation. « Si notre arrêté d’engagement n’est pas signé pendant ces vacances, nous allons faire recours à l’intersyndicale de l’éducation. À défaut, nous serons dans l’obligation de déclencher une grève générale et illimitée. Tant qu’il n’y a pas d’arrêté d’engagement, il n’y aura pas de cours », a-t-il averti.
Du côté syndical, les responsables se veulent à la fois rassurants et fermes. Mohamed Bangoura, responsable de la communication du SLECG des contractuels communaux, affirme que le traitement administratif des dossiers est largement avancé. Selon lui, les vérifications en cours visent essentiellement à garantir qu’aucun bénéficiaire ne soit oublié dans le processus d’intégration. Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a pour sa part renouvelé le soutien de l’intersyndicale aux enseignants contractuels. Il estime que ces derniers ont déjà démontré leurs compétences sur le terrain et doivent être prioritaires avant tout nouveau recrutement.
« L’école guinéenne est malade. Elle manque d’enseignants et souffre de la faiblesse des apprentissages », a-t-il déclaré, appelant à renforcer rapidement les effectifs dans les établissements publics. Même position du côté d’Alpha Gassime Barry, secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), qui considère le dossier des contractuels comme une priorité. Il a salué les avancées enregistrées grâce à la commission mise en place pour examiner les dossiers.
Alors que les négociations se poursuivent avec les autorités, les enseignants contractuels maintiennent leur exigence : obtenir leur arrêté d’engagement avant la rentrée scolaire. Pour les syndicats, l’enjeu dépasse leur seule situation administrative et touche directement à la stabilité du système éducatif guinéen. À défaut d’une décision favorable dans les prochaines semaines, le spectre d’un mouvement de grève plane déjà sur la prochaine rentrée scolaire.
Fodé Camara