lundi 19 octobre 2026

Lutte contre la chicha : le parquet général mobilise police, gendarmerie et services spéciaux

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Admin Katrouma

01 Oct 2026 à 15:45

Lutte contre la chicha : le parquet général mobilise police, gendarmerie et services spéciaux
La lutte contre l’importation, la distribution et la vente de chicha entre dans une nouvelle phase en Guinée. Dans une circulaire datée du 1er octobre 2026, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, ordonne aux parquets de son ressort d’engager sans délai les poursuites contre les réseaux impliqués. Trois corps de sécurité sont mobilisés pour identifier les acteurs, remonter les circuits d’approvisionnement et procéder aux saisies des produits et équipements concernés.
À travers cette nouvelle directive, Fallou Doumbouya demande aux procureurs de la République relevant du parquet général de Conakry d’assurer directement le suivi des enquêtes relatives au commerce de la chicha. Cette instruction s’appuie notamment sur l’article 41 du Code de procédure pénale, la loi L/2012/039/CNT du 15 novembre 2012 portant réglementation du tabac et de ses dérivés, ainsi que sur l’arrêté conjoint du 5 janvier 2021 interdisant l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha en République de Guinée.
Le parquet général entend ainsi renforcer l’application effective de cette interdiction sur l’ensemble de son ressort. La réquisition administrative et judiciaire concerne le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale, la Direction générale de la Police nationale et les Services spéciaux chargés de la lutte contre le crime organisé.
Les officiers de police judiciaire sont appelés à rechercher et constater les infractions, notamment en identifiant les personnes impliquées, en recensant les circuits d’approvisionnement et les lieux de stockage, mais aussi en localisant les points de vente. Les opérations devront également permettre la saisie des produits, appareils, accessoires et documents liés à ces activités. Le Procureur général exige que les magistrats assurent personnellement la direction et la coordination des investigations.
Chaque opération devra être documentée par un procès-verbal détaillé, accompagné d’un inventaire précis des objets saisis, de leur quantité, de leur état et de l’identité de leurs détenteurs. Les scellés devront ensuite être transmis aux parquets compétents avant leur dépôt au greffe contre bordereau de remise.
Avec ces nouvelles instructions, le parquet général de Conakry entend donner une portée opérationnelle à l’interdiction de la chicha et renforcer la traque de ceux qui continuent d’en assurer l’importation, la distribution ou la commercialisation. Fallou Doumbouya dit accorder une « importance particulière à l’exécution rigoureuse » de ces directives.
Moustapha Dramé
Publié le 01 Oct 2026 à 15:45