Politique & Institutions
Guinée
Bintou Camara élue vice-présidente du Forum des Décideurs Africains : « L’Afrique doit transformer ses talents en leviers de puissance »
A
Admin Katrouma
17 Jul 2026 à 09:05
Nouvellement élue vice-présidente du Forum des Décideurs Africains, la magistrate financière guinéenne Bintou Camara entend mettre son expertise au service d’une Afrique plus forte, portée par la bonne gouvernance, l’innovation et la valorisation du capital humain. Dans cet entretien, elle dévoile les grandes orientations de son mandat, ses ambitions pour le Forum, son engagement en faveur de la jeunesse et du leadership féminin, tout en plaidant pour une transformation du continent fondée sur des institutions solides et des décisions à fort impact.
Le Soir : Madame Bintou Camara, vous venez d’être élue vice-présidente du Forum des Décideurs Africains. Que représente cette nouvelle responsabilité pour vous ?
Bintou Camara : Cette élection représente avant tout une grande responsabilité. Elle traduit une confiance placée en ma personne, mais également une reconnaissance de l’expertise guinéenne dans les espaces africains de réflexion et de décision. Je considère ce mandat comme une opportunité de contribuer à bâtir une institution crédible, capable de rapprocher les connaissances, les compétences et les décideurs pour répondre aux défis du continent.
Magistrate financière, conseillère maître à la Cour des comptes de Guinée et doctorante en Business Administration, mon parcours m’a permis d’évoluer dans les domaines du contrôle des finances publiques, de la gouvernance et du renforcement institutionnel. Cette expérience nourrit ma conviction que le développement durable repose avant tout sur la qualité des institutions et du capital humain.
Quelles seront vos principales priorités au sein du Forum des Décideurs Africains ?
Notre ambition est de faire du Forum une véritable plateforme panafricaine d’intelligence collective. Il ne s’agit pas seulement de créer un cadre d’échanges, mais de mettre en place un espace capable de produire des idées, des analyses et des solutions concrètes pour accompagner les décideurs africains.
À travers ce mandat, nous souhaitons notamment développer une bibliothèque numérique regroupant les travaux scientifiques africains, créer un laboratoire d’innovation en gouvernance et management, mais aussi favoriser la production de recommandations stratégiques utiles aux États, aux entreprises et aux institutions.
L’objectif est clair : faire en sorte que les connaissances africaines se transforment en décisions efficaces et que ces décisions produisent un impact réel sur les populations.
Quel rôle cette fonction peut-elle jouer dans le rayonnement de la Guinée ?
C’est une belle opportunité pour renforcer la visibilité de la Guinée dans les grands espaces panafricains. Notre pays dispose d’un important potentiel humain, avec des femmes et des hommes compétents dans plusieurs domaines. À travers le Forum, nous voulons favoriser les échanges d’expériences, créer des partenariats et valoriser davantage les expertises guinéennes. Chaque réussite individuelle doit pouvoir contribuer au rayonnement collectif de notre pays.
La jeunesse africaine occupe une place importante dans votre vision. Quelles initiatives souhaitez-vous porter en sa faveur ?
La jeunesse est la plus grande richesse de l’Afrique. Notre continent ne manque ni de talents ni d’idées, mais il doit davantage créer des passerelles entre les universités, les centres de recherche, les institutions publiques et le secteur privé. Nous souhaitons encourager des programmes de mentorat entre décideurs et jeunes leaders, favoriser l’accès aux connaissances et accompagner les initiatives innovantes. L’enjeu est de permettre aux jeunes Africains de transformer leur potentiel en véritables solutions pour le développement.
Selon vous, quels sont les principaux leviers de transformation de l’Afrique ?
Le développement de l’Afrique dépendra essentiellement de cinq facteurs : la qualité de la gouvernance, l’éducation, l’innovation, l’intégration économique et l’existence d’un leadership responsable. Nos ressources naturelles constituent une opportunité, mais elles ne suffiront pas à elles seules. Ce sont nos compétences, nos institutions et notre capacité à produire de la connaissance qui permettront une transformation durable du continent.
Quelle place accordez-vous au leadership féminin dans cette dynamique ?
Le leadership féminin est une question de performance et non uniquement de représentation. L’Afrique ne peut pas se permettre de laisser de côté la moitié de ses talents. Les femmes démontrent chaque jour leur capacité à diriger, entreprendre et transformer les organisations. Il est donc essentiel de continuer à créer les conditions permettant aux compétences, au mérite et à l’intégrité de guider l’accès aux responsabilités.
Lorsque les femmes avancent, ce sont les sociétés tout entières qui progressent.
Quel message adressez-vous aux jeunes Guinéens qui aspirent à une carrière internationale ?
Je leur dirais que l’excellence reste le meilleur passeport. Il faut investir dans la formation, développer ses compétences, cultiver l’intégrité et rester ouvert sur le monde.
Les opportunités ne profitent qu’à ceux qui sont préparés à les saisir. La Guinée et l’Afrique ont besoin de jeunes capables d’apporter des solutions et de créer de la valeur.
Quel message souhaitez-vous adresser aux membres du Forum et aux Africains ?
Je voudrais d’abord remercier les membres du Forum pour leur confiance. Cette responsabilité m’engage à œuvrer avec détermination pour faire avancer notre ambition commune. À l’Afrique, je veux adresser un message d’espoir et de confiance. Notre continent possède toutes les ressources nécessaires pour réussir sa transformation.
Le véritable défi est désormais de renforcer nos institutions, valoriser nos compétences et construire un leadership fondé sur l’intégrité, l’innovation et l’intérêt général. L’Afrique n’a pas seulement besoin de décideurs, elle a besoin de femmes et d’hommes capables de transformer les idées en actions et les actions en résultats durables. C’est cette vision que je souhaite porter à travers mon engagement au sein du Forum des Décideurs Africains.
Interview réalisée par Marie Rose Soumah
Le Soir : Madame Bintou Camara, vous venez d’être élue vice-présidente du Forum des Décideurs Africains. Que représente cette nouvelle responsabilité pour vous ?
Bintou Camara : Cette élection représente avant tout une grande responsabilité. Elle traduit une confiance placée en ma personne, mais également une reconnaissance de l’expertise guinéenne dans les espaces africains de réflexion et de décision. Je considère ce mandat comme une opportunité de contribuer à bâtir une institution crédible, capable de rapprocher les connaissances, les compétences et les décideurs pour répondre aux défis du continent.
Magistrate financière, conseillère maître à la Cour des comptes de Guinée et doctorante en Business Administration, mon parcours m’a permis d’évoluer dans les domaines du contrôle des finances publiques, de la gouvernance et du renforcement institutionnel. Cette expérience nourrit ma conviction que le développement durable repose avant tout sur la qualité des institutions et du capital humain.
Quelles seront vos principales priorités au sein du Forum des Décideurs Africains ?
Notre ambition est de faire du Forum une véritable plateforme panafricaine d’intelligence collective. Il ne s’agit pas seulement de créer un cadre d’échanges, mais de mettre en place un espace capable de produire des idées, des analyses et des solutions concrètes pour accompagner les décideurs africains.
À travers ce mandat, nous souhaitons notamment développer une bibliothèque numérique regroupant les travaux scientifiques africains, créer un laboratoire d’innovation en gouvernance et management, mais aussi favoriser la production de recommandations stratégiques utiles aux États, aux entreprises et aux institutions.
L’objectif est clair : faire en sorte que les connaissances africaines se transforment en décisions efficaces et que ces décisions produisent un impact réel sur les populations.
Quel rôle cette fonction peut-elle jouer dans le rayonnement de la Guinée ?
C’est une belle opportunité pour renforcer la visibilité de la Guinée dans les grands espaces panafricains. Notre pays dispose d’un important potentiel humain, avec des femmes et des hommes compétents dans plusieurs domaines. À travers le Forum, nous voulons favoriser les échanges d’expériences, créer des partenariats et valoriser davantage les expertises guinéennes. Chaque réussite individuelle doit pouvoir contribuer au rayonnement collectif de notre pays.
La jeunesse africaine occupe une place importante dans votre vision. Quelles initiatives souhaitez-vous porter en sa faveur ?
La jeunesse est la plus grande richesse de l’Afrique. Notre continent ne manque ni de talents ni d’idées, mais il doit davantage créer des passerelles entre les universités, les centres de recherche, les institutions publiques et le secteur privé. Nous souhaitons encourager des programmes de mentorat entre décideurs et jeunes leaders, favoriser l’accès aux connaissances et accompagner les initiatives innovantes. L’enjeu est de permettre aux jeunes Africains de transformer leur potentiel en véritables solutions pour le développement.
Selon vous, quels sont les principaux leviers de transformation de l’Afrique ?
Le développement de l’Afrique dépendra essentiellement de cinq facteurs : la qualité de la gouvernance, l’éducation, l’innovation, l’intégration économique et l’existence d’un leadership responsable. Nos ressources naturelles constituent une opportunité, mais elles ne suffiront pas à elles seules. Ce sont nos compétences, nos institutions et notre capacité à produire de la connaissance qui permettront une transformation durable du continent.
Quelle place accordez-vous au leadership féminin dans cette dynamique ?
Le leadership féminin est une question de performance et non uniquement de représentation. L’Afrique ne peut pas se permettre de laisser de côté la moitié de ses talents. Les femmes démontrent chaque jour leur capacité à diriger, entreprendre et transformer les organisations. Il est donc essentiel de continuer à créer les conditions permettant aux compétences, au mérite et à l’intégrité de guider l’accès aux responsabilités.
Lorsque les femmes avancent, ce sont les sociétés tout entières qui progressent.
Quel message adressez-vous aux jeunes Guinéens qui aspirent à une carrière internationale ?
Je leur dirais que l’excellence reste le meilleur passeport. Il faut investir dans la formation, développer ses compétences, cultiver l’intégrité et rester ouvert sur le monde.
Les opportunités ne profitent qu’à ceux qui sont préparés à les saisir. La Guinée et l’Afrique ont besoin de jeunes capables d’apporter des solutions et de créer de la valeur.
Quel message souhaitez-vous adresser aux membres du Forum et aux Africains ?
Je voudrais d’abord remercier les membres du Forum pour leur confiance. Cette responsabilité m’engage à œuvrer avec détermination pour faire avancer notre ambition commune. À l’Afrique, je veux adresser un message d’espoir et de confiance. Notre continent possède toutes les ressources nécessaires pour réussir sa transformation.
Le véritable défi est désormais de renforcer nos institutions, valoriser nos compétences et construire un leadership fondé sur l’intégrité, l’innovation et l’intérêt général. L’Afrique n’a pas seulement besoin de décideurs, elle a besoin de femmes et d’hommes capables de transformer les idées en actions et les actions en résultats durables. C’est cette vision que je souhaite porter à travers mon engagement au sein du Forum des Décideurs Africains.
Interview réalisée par Marie Rose Soumah