Société
Guinée
Affaire Maya–Yama : sursis, amende et bannissement des réseaux
A
Admin Katrouma
20 Apr 2026 à 19:08
Le tribunal de première instance de Mafanco a tranché dans l’affaire très médiatisée opposant Mariama Kaba, alias Maya la Solution, et Mariama Bah, connue sous le nom de Yama Sega. Si les deux prévenues ont été relaxées des accusations de menaces, elles ont en revanche été reconnues coupables de plusieurs infractions liées à l’usage des réseaux sociaux. Entre peine d’emprisonnement avec sursis, lourdes amendes et interdiction temporaire de publier en ligne, ce verdict relance le débat sur les limites de la liberté d’expression à l’ère du numérique en Guinée.
Le tribunal de première instance de Mafanco a rendu sa décision dans un dossier qui a largement alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. Au cœur de cette affaire, deux figures bien connues du public : Mariama Kaba, dite Maya la Solution, et Mariama Bah, alias Yama Sega.
Dans son jugement, la juridiction a opéré une distinction claire entre les différentes charges. Les deux prévenues ont été déclarées non coupables des faits de menaces, bénéficiant ainsi d’une relaxe pour ce chef d’accusation. En revanche, le tribunal les a reconnues coupables de plusieurs infractions liées à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Il leur est reproché d’avoir produit, diffusé et mis à disposition des contenus susceptibles de troubler l’ordre public, de porter atteinte à la sécurité publique ou encore à la dignité humaine, à travers les réseaux sociaux.
Les juges ont également retenu contre elles des faits d’expressions outrageantes et méprisantes, ainsi que des allégations portant atteinte à l’honneur et à l’intégrité de personnes ou de groupes. Des infractions qui s’inscrivent dans le cadre juridique encadrant les dérives numériques, de plus en plus surveillées par les autorités judiciaires.
Pour ces faits, Mariama Kaba et Mariama Bah ont été condamnées chacune à une peine de deux ans d’emprisonnement assortie de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens. Le tribunal a précisé que cette décision est fondée sur les dispositions de l’article 135 du Code pénal.
Au-delà de ces sanctions, la juridiction a prononcé une mesure complémentaire particulièrement significative : une interdiction de publier sur les réseaux sociaux ou tout autre système informatique pendant une durée de deux ans. Cette interdiction, assortie de l’exécution provisoire, s’applique immédiatement, bien qu’une exception soit accordée pour les publications strictement liées à leurs activités professionnelles.
Cette décision illustre la volonté des autorités judiciaires de réguler plus strictement l’espace numérique, face à la montée des contenus jugés préjudiciables à l’ordre public et à la cohésion sociale. Réagissant au verdict, Me Paul Yomba Kourouma, avocat de Maya la Solution, s’est félicité de la décision rendue, notamment en ce qui concerne la relaxe partielle de sa cliente. Il a toutefois précisé qu’une éventuelle procédure d’appel dépendra des échanges à venir avec cette dernière.
Au-delà de ce dossier, ce jugement s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement du cadre judiciaire face aux dérives sur les réseaux sociaux, posant une nouvelle fois la question de l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité numérique en Guinée.
Rédaction
Le tribunal de première instance de Mafanco a rendu sa décision dans un dossier qui a largement alimenté les débats sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. Au cœur de cette affaire, deux figures bien connues du public : Mariama Kaba, dite Maya la Solution, et Mariama Bah, alias Yama Sega.
Dans son jugement, la juridiction a opéré une distinction claire entre les différentes charges. Les deux prévenues ont été déclarées non coupables des faits de menaces, bénéficiant ainsi d’une relaxe pour ce chef d’accusation. En revanche, le tribunal les a reconnues coupables de plusieurs infractions liées à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Il leur est reproché d’avoir produit, diffusé et mis à disposition des contenus susceptibles de troubler l’ordre public, de porter atteinte à la sécurité publique ou encore à la dignité humaine, à travers les réseaux sociaux.
Les juges ont également retenu contre elles des faits d’expressions outrageantes et méprisantes, ainsi que des allégations portant atteinte à l’honneur et à l’intégrité de personnes ou de groupes. Des infractions qui s’inscrivent dans le cadre juridique encadrant les dérives numériques, de plus en plus surveillées par les autorités judiciaires.
Pour ces faits, Mariama Kaba et Mariama Bah ont été condamnées chacune à une peine de deux ans d’emprisonnement assortie de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens. Le tribunal a précisé que cette décision est fondée sur les dispositions de l’article 135 du Code pénal.
Au-delà de ces sanctions, la juridiction a prononcé une mesure complémentaire particulièrement significative : une interdiction de publier sur les réseaux sociaux ou tout autre système informatique pendant une durée de deux ans. Cette interdiction, assortie de l’exécution provisoire, s’applique immédiatement, bien qu’une exception soit accordée pour les publications strictement liées à leurs activités professionnelles.
Cette décision illustre la volonté des autorités judiciaires de réguler plus strictement l’espace numérique, face à la montée des contenus jugés préjudiciables à l’ordre public et à la cohésion sociale. Réagissant au verdict, Me Paul Yomba Kourouma, avocat de Maya la Solution, s’est félicité de la décision rendue, notamment en ce qui concerne la relaxe partielle de sa cliente. Il a toutefois précisé qu’une éventuelle procédure d’appel dépendra des échanges à venir avec cette dernière.
Au-delà de ce dossier, ce jugement s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement du cadre judiciaire face aux dérives sur les réseaux sociaux, posant une nouvelle fois la question de l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité numérique en Guinée.
Rédaction