lundi 19 octobre 2026
Société Guinée

02 Octobre 1958: Kabiné Komara, un parcours au service de la Guinée, de l’Afrique et de la Paix (Tribune)

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Admin Katrouma

01 Oct 2026 à 09:05

02 Octobre 1958: Kabiné Komara, un parcours au service de la Guinée, de l’Afrique et de la Paix (Tribune)
À l’occasion du 2 octobre, date historique de l’accession de la Guinée à l’indépendance, célébrer notre pays, c’est aussi reconnaître les femmes et les hommes dont les parcours ont contribué à son rayonnement et à son développement. Parmi eux figure M. Kabiné Komara, ancien Premier ministre, banquier international et acteur de la coopération africaine.
Dans nos sociétés, la reconnaissance publique ne devrait pas dépendre uniquement de la visibilité médiatique, mais aussi de la qualité des services rendus, des responsabilités assumées et de la contribution au bien commun.
Un parcours au service de la Guinée et de l’Afrique
De la Primature, qu’il a occupée de 2008 à 2010, à ses responsabilités au sein d’Afreximbank, puis à la tête du Haut-Commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Kabiné Komara a évolué au croisement de l’État, de la finance et de la coopération régionale. Son expérience dans les missions d’observation électorale de la CEDEAO, notamment au Bénin en 2016 et au Burkina Faso en 2020, témoigne également de son implication dans des mécanismes régionaux liés aux processus électoraux.
Son parcours mérite ainsi d’être considéré dans une perspective plus large : celle de la contribution des compétences guinéennes aux institutions et aux initiatives qui participent au développement du continent.
La paix, un héritage à préserver
Son engagement dans les initiatives de promotion de la paix et du dialogue national rappelle une exigence fondamentale : la stabilité d’un pays repose sur la responsabilité de ses citoyens, le respect mutuel et la capacité à dépasser les divergences. En décembre 2025, il a notamment pris part à une initiative des « Promoteurs de la Paix » réunissant d’anciens Premiers ministres et plusieurs acteurs de la société guinéenne autour de la préservation de la paix.
Cette démarche prend tout son sens à l’approche de notre fête nationale. La Guinée a besoin de personnalités capables de mettre leur expérience au service du dialogue, de la cohésion sociale et de l’intérêt général.
Le mérite : une valeur à transmettre aux générations futures
Un proverbe africain souvent cité nous rappelle : « Les paroles des anciens ouvrent des portes que la force seule ne saurait ouvrir. » Au-delà de sa formulation, cette sagesse souligne l’importance de l’expérience, du discernement et de la transmission entre générations. Nelson Mandela exprimait une idée complémentaire lorsqu’il déclarait :
« Ce qui compte dans la vie, ce n’est pas simplement d’avoir vécu, mais la différence que nous avons faite dans la vie des autres. » Cette réflexion pose une question essentielle à notre société : comment valoriser les parcours dont l’expérience, les responsabilités et les contributions peuvent inspirer les générations futures ?
Pour une reconnaissance au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite
À l’occasion du 2 octobre, je souhaite soulever publiquement la question d’une éventuelle décoration de M. Kabiné Komara au grade de chevalier de l’Ordre national du Mérite guinéen. Au regard des responsabilités nationales qu’il a exercées, de son expérience au sein d’institutions africaines et de sa contribution à la coopération régionale, son parcours mérite, à mon sens, d’être examiné par les autorités compétentes au regard des critères applicables aux distinctions honorifiques.
Cette démarche ne constitue ni une revendication personnelle ni une demande de faveur. Elle s’inscrit dans une conviction citoyenne : la République doit pouvoir reconnaître les services rendus à la nation sur la base du mérite, de l’intégrité et de contributions dûment établies. Une distinction honorifique ne saurait être automatique du fait d’un ancien titre ou d’une fonction prestigieuse. Elle doit récompenser des services reconnus. Mais lorsque des parcours présentent des éléments sérieux qui justifient leur examen, la question mérite d’être posée avec respect et responsabilité.
Conclusion : honorer le mérite, inspirer la jeunesse
Le 2 octobre ne doit pas être uniquement une célébration de notre passé. C’est aussi l’occasion de réfléchir aux valeurs que nous souhaitons transmettre : le travail, la compétence, le patriotisme, l’intégrité, la paix et le sens du devoir. Reconnaître le mérite n’est pas faire de la démagogie. C’est entretenir une culture de la gratitude nationale et rappeler que servir son pays doit avoir un sens, une valeur et une mémoire.
Que cette fête de l’indépendance soit l’occasion d’encourager une reconnaissance juste et objective des parcours qui ont contribué au rayonnement de la Guinée. Bonne fête de l’indépendance à toutes les Guinéennes et à tous les Guinéens.
Vive la Guinée, dans la paix, l’unité et la dignité !
Publié le 01 Oct 2026 à 09:05